DMO : Dépasser les traumatismes et le stress par le mouvement oculaire

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Si vous le voulez bien, évoquons ensemble une technique qui donne des résultats étonnants en matière de « digestion du mal-être » et ce, précisément de façon assez rapide.

Cette technique, c’est l’EMDR ou Eye Movement Desensitization and Reprocessing = désensibilisation et reprogrammation par des mouvements oculaires. (voir ci-dessous).

Avant d’entrer dans les détails, et comme s’interrogeait avec humour le célèbre et ancien journaliste Michel Chevalet  en entame de ses reportages, posons-nous la question :

« Le mal-être, la dépression, les souvenirs post-traumatiques, comment ça marche ? »

Que se passe-t-il quand un souvenir, un traumatisme, une ou des pensées nous déstabilisent au plus profond de nous-mêmes, au point de nous ruiner le quotidien, la santé et/ou le sommeil ? Que faire ?

« Ben,… on consulte un psy », « on se fait prescrire des antidépresseurs »,…  diront certains. Oui et c’est déjà pas mal. Mais insuffisant, car ne traitant pas toujours le mal à la racine.

Le problème est qu’en « consultant » on passe par le langage ; et, dans le cerveau, le siège du langage est le néocortex. En dépression ou autre souvenir traumatisant, cette partie du cerveau ne fonctionne plus efficacement, car dominée par la partie émotionnelle du cerveau, l’amygdale.

L’amygdale est parfaite en cas de danger : elle nous évite de penser pour activer en priorité tous les réflexes et autres substances chimiques indispensables pour faire face ou fuir ce danger (je vous passe les détails et les noms de toutes ces substances !). Le danger passé, elle se met à nouveau en veilleuse.

Mais si l’amygdale continue à « bosser » en permanence -considérant que le danger (ou le souvenir « pas sympa », l’objet du mal-être, etc.) est toujours présent et envahit tout le cerveau sans arrêt-, alors fini la « vie tranquille » : on est emporté par le torrent des émotions, nous sommes en mal-être permanent, bref, nous sommes dépressifs !

Tout ça parce que le cerveau émotionnel, dominé par l’amygdale, ne communique plus avec le cerveau préfrontal (néocortex) ; cerveau qui a pour but de classer, de « digérer » l’événement, qui pourrait dire : « Stop ! C’est du passé ! C’est fini ! »

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